Participation au Salon Produrable avec Les poétiseurs
La poésie se joue sur les rebords de fenêtres.Cabane, maison, building. Intérieur ou extérieur,fidèle à elle-même, elle attend qu’on lui ouvre.Et même quand ça n’ouvre pas,elle danse, jongle, joue, crie,déplace le sens, crée le trouble,ouvre un espace vivant :la beauté simple d’une image qui naît,le frisson d’une question muette,le goût d’inventer des passerelles. La poésie se joue sur les rebords de fenêtreset attend qu’on lui laisse une place.Elle attend un geste responsable et audacieux. Le Salon PRODURABLE, du 8 au 9 octobre 2025, a choisi d’inviter la poésie en ouverture de ses conférences. Avec Les Poétiseurs (The Poetizers) – Le Cercle des Poètes d’Entreprise nous aurons donc la joie d’amorcer chaque session par quelques minutes de souffle poétique. Pour ma part, ce sera le 9 octobre à 9h,avec un texte écrit pour l’ouverture de la conférence sur la Transition énergétique : agir, un choix stratégique et rentable Heureux, honoré et joyeusement impatient de vibrer avec mes complices. Inviter la poésie, c’est réveiller le vivant! Merci à Vincent Avanzi – Chief Poetic Officer 🌍 ✍️ 🎤 et aux organisateurs de Produrable pour leur confiance et leur curiosité. Les poètes du collectif pour cette aventure: Avec Vincent Avanzi – Chief Poetic Officer 🌍 ✍️ 🎤 Maji-da Abdi, Anaïs Bon, Samuela Burzio 💚🎤🌱, Adrien Cresci, Faty DRIDER , Lauren Ducrey, Anaïs GAUTHIER 🎤, Céline Hervé-Garnier, Sylvain Hatik , Sandra Lacourly, Maia MedAli , ✨EstElle Penain ✨, Remi Sabouraud 🧠🎙️ 🦋🦋🦋Odile Soulas . ✨ Les intervenants pour cette conférence : https://lnkd.in/d6v4Dazx François Gemenne , Vincent Maillard, Nathalie Tubiana, Emmanuelle Wargon
Première lecture immersive au musée Ziem
Quel bonheur que cette mission confiée par le Musée Ziem : créer un itinéraire de lecture immersive au cœur de l’exposition Voyages, relier le monde. Traverser les salles Sortir de l’atelier à Rencontrer l’autre, ou encore Martigues, terre d’accueil, Le voyage des artistes, Le goût pour l’orient, c’est déjà voyager. Y ajouter les voix des écrivains, c’est offrir une autre traversée, auditive et poétique. Quel bonheur, quand un lieu se transforme en musée vivant… C’était lire, mais aussi chercher des résonances entre les mots et les œuvres, dans le cadre d’un parcours déambulatoire : Devant une photographie, laisser les textes ouvrir de nouvelles perspectives ; Dans une salle, s’agenouiller pour incarner autrement la voix ; Au milieu du public, transformer la lecture en partage. Un visiteur a reconnu un poème et terminé le dernier vers. Aussitôt, tout le groupe l’a répété en chœur, comme un refrain. À cet instant, l’espace est devenu scène, le musée est devenu vivant. C’est ce que j’aime dans ce type de projet : montrer que tout contexte, qu’il s’agisse d’un musée, d’un lieu de travail ou d’un espace quotidien, peut initier une aventure exploratrice. Par les mots, par l’intention, par la poésie, les perspectives se métamorphosent. Avec Raphaël Rubio, nous avons imaginé ce chemin discret.En septembre 2025, j’ai eu la joie de lire et prêter voix à Parménide, Brauquier, Cendrars, Ziem, Gaudé, Rimbaud, Bonnefoy, Tesson, Colette, Rufin, Verhaeren, Chédid, Khoury-Ghata, Cheng, Dorion, Calvino, Lagarce… Pour rappeler qu’il est toujours possible de créer un univers dans un autre univers… Merci à toute l’équipe du musée Ziem pour sa confiance et sa gentillesse.
Un livre qui porte sa voix
Écrire un livre n’est pas toujours un exercice d’équilibriste solitaire. Récemment, un sportif de haut niveau — champion du monde discret et déterminé — nous a confié son projet : un livre d’enseignement et d’inspiration quotidienne, pour transmettre ses outils d’accomplissement professionnel et personnel. Il souhaitait modéliser une méthode interdisciplinaire qui deviendrait un programme efficient pour le lecteur. Il avait les contenus, les intuitions,mais pas de structure, ni de ligne claire. Nous avons cheminé avec cet auteur. Il s’agissait… – D’écouter : recueillir ses besoins, ses attentes, ses contraintes. – De lire et diagnostiquer son écrit. – D’élaborer trois stratégies potentielles, autant de façons de concevoir la structure et le concept du livre, pour l’aider à choisir sa trajectoire. – De valider ensemble la stratégie sélectionnée, celle qui respectait son intention et soutenait l’itinéraire la plus juste. – De déployer une méthodologie précise : en créant une plateforme dédiée pour rassembler les contenus, les simulations qui permettent d’ajuster le curseur, l’écriture des premiers chapitres qui entrent en dialogue avec le lecteur et en renforçant le style. Chaque chapitre est une scène rigoureusement orchestrée et pose des questions chirurgicales pour que la voix du client fusionne avec l’appétit des lecteurs. Si l’histoire personnelle du sportif est en toile de fond, ce n’est pas pour évoquer une apogée, mais pour tendre un miroir au lecteur : chaque étape de sa méthode est un seuil de décision pour honorer ses propres défis. Aujourd’hui, le livre prend forme. Le défi n’est pas d’écrire à la place d’un autre, mais d’écrire avec lui, au cœur de son rythme et de sa vision, pour faire émerger un livre qui porte sa voix.
Du muscle sec (Ghostwriting)
Je n’allongerais pas les promesses marketing pour concevoir votre livre.Pas de phrases percutantes sous forme de listes vitaminées à l’émoticône ou structurées par l’IA. Pas d’offre spéciale cadeau inédit. Pas d’intention de « franchir le cap », pas de devise, mais un profond respect pour le style et la créativité. Je vais rester humble et proche de votre texte. Je vais l’apprivoiser, en comprendre les enjeux, en saisir les nuances, les ellipses, les carences, la pesanteur. Je vais le chercher avec vous, ce texte inabouti, et le sonder mot à mot.Vous faire des propositions très concrètes, des suggestions qui concernent le style, le rythme, l’économie du texte. Je vais traquer les formules obscures, les évidences, les répétitions. Ce texte qui vous émancipe, mais qui vous gratte et qui devient trop encombrant, je vous propose de l’affiner ou de le dégraisser, comme vous préférez. De le tailler comme un outil. De le muscler. Du muscle sec. Il existe deux niveaux d’intervention possible (à dimensions variables) : Renforcement : j’opère en marge du texte en remodelant une phrase, en proposant une amélioration, en pointant une incohérence, une répétition, un mot paresseux, une formule facile… et en énonçant des solutions. Optimisation : je remanie un texte dysfonctionnel en combinant renforcement, éclairage des zones fragiles ou malades, chirurgie des dialogues et du récit, rétablissement de la pertinence. Je travaille seule ou en binôme avec Le Sage Homme, qui vous accompagne à la structuration de votre projet d’écriture avec une ingéniosité déroutante, une intuition stimulante et une bonne humeur enragée. L’agence Le Sage Homme vous aide à poser la dramaturgie, le dispositif narratif et la stratégie de traitement. Je m’occupe du gros-oeuvre. Dans le détail.
Micro-résidence d’écriture

Micro-résidence d’écriture Donner forme à votre projet éditorial en trois jours Il y a des livres qui murmurent depuis longtemps.Des mois, parfois des années.On a l’expertise, l’intuition, la matière… mais la forme tarde à apparaître et le projet reste suspendu entre plusieurs documents, plusieurs notes, plusieurs intentions. La micro-résidence « Votre projet éditorial en 3 jours » est conçue pour traverser ce seuil. Elle offre un cadre clair, chaleureux et structuré pour poser les fondations d’un livre de non-fiction : un livre qui transmet un savoir-faire, une méthode, une expérience ou une vision du monde. Pourquoi une micro-résidence ? Dans l’édition, un livre de non-fiction ne commence pas par un manuscrit : il commence par un projet éditorial. Un éditeur attend généralement :• une présentation du livre et de son intention,• un sommaire détaillé,• un chapitre développé,• une courte biographie,• une analyse synthétique du marché. Ce document est la première porte d’entrée. Il permet à l’éditeur de se projeter, de comprendre votre axe et de décider s’il souhaite accompagner votre projet. La micro-résidence est un espace intensif pour bâtir ce document-passeur. Trois jours pour passer de l’idée à la structure Pendant trois jours, vous serez accompagné·e pour :• clarifier l’intention de votre livre,• construire un sommaire fluide et cohérent,• écrire un premier chapitre incarné,• repartir avec un dossier éditorial complet. Le travail alterne :• cartographie des idées (mind mapping),• écriture accompagnée,• ateliers pratiques,• outils concrets pour avancer sans dispersion. L’objectif n’est pas d’accumuler de la théorie : c’est de poser des fondations solides et d’ouvrir un mouvement d’écriture durable. Deux accompagnateurs complémentaires Lionel Parrini – Architecte intérieur du livre et accompagnateur en écriture Depuis 2016, il aide des auteurs à clarifier l’intention de leur ouvrage, à révéler l’axe profond de leur propos et à trouver la forme juste pour le transmettre. Son approche :• une écoute fine,• l’exploration du sens,• le travail sur l’architecture intérieure du texte,• et un accompagnement qui fait émerger la ligne vivante, cohérente et singulière de votre livre. Xavier Delengaigne – Expert en mind mapping et auteur de plus de trentre ouvrages de non-fiction* Il apporte la dimension structurelle : organiser la pensée, cartographier les idées, tracer les cheminements, clarifier l’architecture extérieure du livre.Un travail visuel et méthodique, parfaitement complémentaire à l’accompagnement intérieur. Ensemble, ils construisent un espace le fond et la forme se rencontrent. Visitez le site de Xavier : www.xdel.fr À qui s’adresse cette micro-résidence d’écriture ? Cette micro-résidence s’adresse à celles et ceux qui souhaitent écrire :• un livre de non-fiction,• pour transmettre une expertise, une méthode ou une expérience,• pour clarifier une vision, un parcours, une pratique professionnelle. Aucun prérequis n’est nécessaire : qu’on arrive avec des notes, une intuition ou un début de projet plus avancé, l’essentiel est d’être prêt à poser la structure et à entrer dans une dynamique d’écriture.
Le Sage Homme participe au séminaire annuel des D.U. d’ateliers d’écriture, Universités d’Aix-Marseille et Montpellier
« De l’atelier d’écriture à l’atelier personnel ». Vendredi 23 mai, j’ai la joie d’intervenir dans le cadre du séminaire annuel des D.U. d’animateurs d’ateliers d’écriture des Universités d’Aix-Marseille et de Montpellier. Un programme choral avec des interventions passionnantes : « Chants, chorale et couacs : mêler les voix de l’écriture personnelle & de l’animation ? « Du jeu : deux je & plusieurs moi » « Chantiers personnels, chantiers collectifs » « Allers-retours, re-créations, dé-constructions et dé-centrements » Je présenterai le Jeu de la fleur, une manière organique d’appréhender l’écriture en atelier, une approche intuitive qui aide chacun à choisir son sujet et affiner sa direction artistique. Cette intervention sera l’occasion de partager les observations qui fondent cette approche et de réfléchir ensemble à cette dynamique singulière entre animation et écriture personnelle. Université de Montpellier Paul-Valéry, Campus Saint-Charles Tram 1 – Arrêt Saint-Charles, Place Albert 1er Saint-Charles 1 – Salle des colloques 002 De 9h à 17h30 Contacts : Marie Joqueviel-Bourjea : marie.bourjea@univ-montp3.fr Corine Robet : corine.robet@univ-amu.fr Téléchargez le programme complet ici
Les textes du nombril, les textes dégraissés d’affect et les textes qui touchent juste
Certains textes partent de la zone du nombril et n’en sortent pas. Des récits peinant à quitter leurs gonds pour toucher un lectorat. Une forme d’autosabotage inconscient, peut-être. Il y a aussi des textes dégraissés d’affect, techniquement virtuoses, mais dont les enjeux échappent au lecteur, qui a un peu faim d’humanité. Un autre knockout. Et il y a les textes qui offrent un shoot d’émotions intenses, puissantes, sidérantes, d’une honnêteté décapante, dans un enrobage particulièrement savoureux et bien calibré. Parfois, le pouls bat dans le bégaiement des mots ou la structure d’une phrase, plutôt que dans l’exploitation directe du thème et des motifs. On reconnait ces textes aux impulsions qu’ils suscitent en nous, à l’inspiration qu’ils relancent, comme un jeu, d’eux à nous. Ils nous poussent à chercher notre voix, la forme et le fondement de notre pulsion de création.
La charge mentale de notre création
Pourquoi se priver du temps de repos inhérent au processus d’écriture ou d’un soutien professionnel stimulant ? Ce moment où on ne se comprend plus, où on ne sait pas si on a finalement respecté ses intentions, si elles ont dérivé et fusionné avec des motivations plus artificielles. Ce moment où on a tant cravaché qu’on a perdu du souffle. Ce moment de flou, où la structure et le fond sont des formules mathématiques qu’on connaît par cœur, mais qui n’apparaissent plus dans leur clarté, leur pertinence, leur adéquation. Que fait-on de ce moment ? On en fait une jachère qui peut durer longtemps, mais qui est nécessaire au rebond conscient. Prendre du champ, et revenir renforcé par les processus inconscients qui commencent à se charger de lumière. Ou bien, on le confie à un professionnel qui prendra le relai. Quelqu’un qui portera momentanément la charge mentale de notre création. Et dont l’approche permettra de dénouer les intentions, comprendre sa propre structure, la rendre plus cohérente, développer des personnages, des enjeux, mieux déterminer les voix qui portent le récit et les jeux d’alternance, construire enfin une structure organique qui exalte le contenu. Maîtriser cette adéquation est un travail de fond. Savoir écrire, avoir un style et des idées puissantes, cela ne suffit pas à construire un livre. Avec le Sage Homme, on vous apporte cet éclairage qui vous propulse dans l’action, la consolidation et la finalisation.
Histoires de manuscrits
Le trajet d’un manuscrit peut être incongru. Des manuscrits se bousculent dans les tiroirs ou les disques durs, tandis que leurs auteurs ont traversé plusieurs étapes de vie. Certains n’ont pas enterré leur désir de faire émerger leurs textes. Ils accordent de la valeur à tous ces états transposés, ces idées surprenantes, ces jeux de mots, cette structure et ce rythme singulier qui méritent une réactualisation. Peut-être un coaching combiné à un accompagnement éditorial complet, avec une restructuration et une réécriture, ou bien des arrangements, un enrichissement et un renforcement. Et certainement une publication. Quand la poussière est tombée, quand le projet devient création, quand l’auteur assume, le livre exige toutes ses dimensions et tend vers son accomplissement…
Préface de Jouvenceflore de Bernard Anton.
C’est toujours une joie d’accompagner des auteurs francophones dans leur parcours. Bernard Anton, auteur canadien que j’ai eu le plaisir de guider depuis sa première pièce, vient d’achever sa troisième œuvre, Jouvenceflore. J’ai eu l’honneur d’écrire la préface de ce nouveau texte, que je partage sur le blog du Sage Homme. Lionel Parrini. Préface. Jouvenceflore : un conte initiatique au cœur des cycles de la vie. Avec Jouvenceflore, Bernard Anton nous offre une œuvre singulière, à la croisée du conte et de la pièce de théâtre. Légère dans sa forme, profonde dans ses questionnements, cette création explore les grandes aspirations humaines : la jeunesse éternelle, la quête de l’immortalité, et l’insatiable satisfaction des désirs. Une réflexion à plusieurs voix, portée par des personnages-miroirs, où l’homme dialogue avec ses contradictions. Un face-à-face symbolique et universel. Au cœur de l’œuvre, deux protagonistes : Tom1, le vieil idéaliste, et Tom2, le jeune matérialiste. À travers leur dynamique de contrastes et de résonances, Jouvenceflore esquisse une danse philosophique. L’écriture délibérément naïve de Bernard Anton crée une atmosphère ludique et onirique, tout en laissant place à des sous-textes riches et subtils. La nature, omniprésente, est un personnage à part entière, un juge silencieux, essentiel, témoin de nos aspirations parfois destructrices. Trois grands thèmes tissés dans un récit initiatique. La force de Jouvenceflore réside dans son exploration de thèmes universels abordés avec poésie et légèreté… La quête de l’immortalité : la recherche de la « Jouvenceflore » met en lumière l’obsession humaine à vouloir défier le temps, au mépris de l’harmonie avec la nature. Les désirs contradictoires : les échanges de rôles entre Tom1 et Tom2 révèlent les limites des aspirations individuelles. Une insatisfaction sourde habite chacun, jeune ou vieux. Le rapport à la nature : subtilement critique, la pièce interroge notre exploitation effrénée des ressources natu relles, observant la fracture essentielle entre l’homme et son environnement. Une œuvre ludique et réflexive. Jouvenceflore offre une immersion accessible mais complexe. Sa tonalité légère, ses dialogues rythmés et ses scènes vivantes font émerger un terrain fertile pour l’imaginaire des spectateurs de tout âge. Cette pièce s’adresse à tous, chacun y trouvant un écho à ses propres désirs et responsabilités. Les dialogues, soigneusement montés, invitent à une mise en scène immersive où la tension dramatique se combine à des flashs de poésie et d’émotion. Chaque échange devient un miroir de nos fragilités, de nos forces, et nous renvoie à la puissance de nos propres quêtes. Une invitation à méditer sur nos aspirations. Jouvenceflore est une réflexion sur la condition humaine. Elle interroge notre obsession pour l’éphémère, nos rêves de maîtrise absolue et notre difficulté à accepter les limites imposées par la condition humaine. Avec ses accents poétiques et philosophiques, elle suscite chez le spectateur une stimulation interrogative : celle d’imaginer sa propre quête de jouvence ou encore, d’autres quêtes compensatoires.